L’île du bonheur…
15052007Cela commence comme Mission impossible. L’accès est restreint à Saadiyat Island, triangle de désert posé à 500 mètres au large d’Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis (EAU). Pour l’heure, personne n’est autorisé à se promener sur l’île du Bonheur : 2 700 hectares vides, où ne vivent qu’une douzaine de petites gazelles sauvages, et qu’une gigantesque opération immobilière, culturelle et touristique doit transformer en oasis du futur d’ici à 2018.
À quoi tient un rêve lorsqu’un émirat détient à lui seul 9,2 % des réserves mondiales de pétrole et 4 % de celles de gaz ?
À une bulle 7 étoiles, comme le Burj al-Arab, l’hôtel iconique de Dubaï en forme de voile de navire, qui veut rivaliser, de ses 60 étages, ses 321 mètres et son île artificielle, avec la tour Eiffel ou l’opéra de Sydney. À une vision exclusive du futur qui passe par le luxe d’un golf en plein désert (1 000 hectares d’espaces verts au programme), par 30 km de plage blanche dont le sable sera apporté pour endiguer l’érosion marine, par quatre musées dignes du Museum Mile à New York, commandés aux stars de l’architecture mondiale : le Français Jean Nouvel, l’Anglo-Irakienne Zaha Hadid, le Canadien Frank Gehry et le Japonais Tadao Ando.
Sous le soleil dru de l’île du Bonheur, il faut tout imaginer. L’espace s’y prête, comme le ciel toujours bleu. Le rêve des émirs n’est visible que sur ordinateur, savant dosage d’Orient et d’Occident mitonné par des agences de com de Dubaï, concentration de nationalités différentes (1,3 million d’habitants dont moins de 10 % Émiriens). Le montant total des investissements pour l’île est de 27 milliards de dollars sur vingt ans, plus encore que le projet titanesque de Burj Dubaï, grande rivale en matière de tourisme (vingt milliards de dollars). Les quatre musées ne représentent qu’un petit pourcentage de cette ambition princière. Mais a-t-on bâti New York en un jour ?
source: Valérie Duponchelle / http://www.lefigaro.fr
(voir le site:http://www.saadiyat.ae)
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N° 5 de Jackson Pollock







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