Faire fortune sur second life?
25052007Second Life, ou la vie en mieux
Le jeu qui a le plus de succès, actuellement, n’a rien d’un jeu d’action violent ou de stratégie mais s’intéresse à la vraie vie. Second Life, vous en avez forcément entendu parler ! Créé en 2003 par l’entreprise californienne Linden Lab, ce n’est pas un jeu à proprement parler. Le joueur, à travers son avatar, son alter ego virtuel, n’a pas de mission à remplir ou de méchant à tuer, juste à vivre dans cet univers. Il est libre d’aller où bon lui semble, d’y faire ce qu’il veut, comme, par exemple, trouver l’âme sœur, fonder son entreprise ou aller au cinéma. Et le succès est au rendez-vous. Près de quatre millions de personnes se sont créées une seconde vie. Il existe deux manières d’explorer le site http://secondlife.com. La première, après une inscription gratuite, permet de créer son avatar et de se promener à sa guise. Mais dans ce cas là, impossible d’acheter des objets, du terrain ou bien de construire une maison. La seconde, moyennant un abonnement mensuel d’environ 10 dollars, donne la possibilité d’ouvrir un compte bancaire. Car la particularité de cet univers, c’est son économie. Les joueurs peuvent créer et vendre des objets, des maisons, des vêtements ou des terrains, et ce en Linden dollars. Grâce à une bourse d’échange en ligne, le Linden X Market, cette monnaie virtuelle peut être échangée en argent réel. Un dollar américain vaut environ 250 Linden dollar.
Une fortune en vrais dollars!
Une seconde vie qui peut rapporter gros, puisque un avatar peut ainsi gagner de l’argent en travaillant ou en vendant sa maison. En décembre dernier, 30 millions de dollars ont été échangés par les 4 millions de résidents. L’un d’entre eux, une Allemande de Francfort, a fait fortune dans l’immobilier, en vrais dollars, après avoir acheté puis revendu plusieurs terrains sur lesquels elle avait construit des maisons virtuelles. Second Life a aussi ses boutiques et ses annonceurs qui y testent leurs futurs produits. Des entreprises à la renommée mondiale comme Adidas, Cisco, Dell, Dior, IBM, Mercedes, Microsoft, Nissan ou bien encore Reebok s’y sont installées. A tel point que le fisc américain et le fisc suédois ont commencé à réfléchir sur la manière de taxer les revenus de cette économie virtuelle.
article: Myriam Berber
source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/087/article_50003.asp
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