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29102008

24656unecarrefour.jpg  Carrefour condamné à 1,287 million d’euros d’amende 

Pour avoir payé en dessous du smic horaire 429 salariés, Carrefour a été condamné à une amende cumulée de 1,287 million d’euros. L’enseigne a été reconnue coupable le vendredi 24 octobre par le tribunal de police de « paiement par employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti » et doit verser une amende 3.000 euros pour chacun de ses 257 employés à Écully et 172 à Givors, près de Lyon. Le groupe de distribution, qui a dix jours pour faire appel, a été en outre condamné à payer au total plus de 75.000 euros de dommages et intérêts à la CGT, à la CFDT et à FO, parties civiles dans le procès.
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Source : http://www.lepoint.fr




28102008

articleboursechine.jpg «L’économie chinoise va s’effondrer et c’est une très bonne nouvelle»

Les pays émergents sont loin d’être épargnés par la crise. Selon l’économiste en chef de la Banque mondiale, la croissance chinoise sera en dessous des 10% en 2009 et dans le sud du pays, des milliers d’usines sont menacées de fermeture.

En Ukraine, un prêt de 16,5 milliards de dollars a été octroyé par le Fonds monétaire international pour subvenir au besoin de liquidités. En quoi les difficultés des pays émergents peuvent-elles modifier la donne économique mondiale? Marc Fiorentino, économiste et président d’Allofinance.com, un service de conseil financier en ligne, nous répond.

En janvier dernier, vous affirmiez à 20minutes.fr que la Chine ne tiendrait pas jusqu’aux JO. Elle semble finalement avoir résisté…

Non. Si on regarde les marchés boursiers, la Chine est déjà en crise depuis longtemps. L’indice de Shangai a perdu 75% en un an. Quant à la croissance, les chiffres ont toujours été gonflés par les autorités. Aujourd’hui, la Chine va vraiment rentrer en récession, et quand je dis récession, je parle d’une croissance négative et pas de 8%.

Pourquoi un tel retournement?

Parce la Chine a parié sur un mauvais créneau, celui d’être l’usine du monde. Du coup, elle est totalement dépendante de la consommation des autres pays, surtout des Etats-Unis. La théorie du découplage, selon laquelle les pays émergents viendraient compenser le ralentissement mondial, s’avère donc fausse.

Leurs difficultés peuvent donc au contraire plomber l’économie mondiale?

En ce qui concerne la Chine, son effondrement est plutôt une très bonne nouvelle. Son développement accéléré a déséquilibré le marché du pétrole et des matières premières dans leur ensemble, mettant à genou les autres pays émergents. Preuve en est, l’inflation a atteint un point culminant juste avant les JO, avant de retrouver une courbe plus régulière.

Mais n’y aura-t-il pas un manque à gagner pour les pays qui avaient délocalisé en Chine?

Les coûts de production vont certes augmenter, soit parce que la Chine facturera plus cher, soit parce que les entreprises opteront pour un circuit de production plus court. Mais cette hausse des coûts permettra de compenser la période déflationniste dans laquelle nous entrons. Et de créer des emplois.

Et les autres pays émergents? Comment vont-ils réagir?

Les petits pays, comme l’Ukraine, n’ont pas les moyens de sauver eux-mêmes leur système financier et mettront sans doute trois ans à se relever. Les pays d’Asie du Sud-Est sont aussi en mauvaise posture. Mais l’Inde, par exemple, s’en sortira mieux car elle a misé sur les services. Un secteur toujours indispensable, même en temps de crise.

Propos recueillis par Catherine Fournier

Source : http://www.20minutes.fr

Photo: A. SONG / REUTERS ¦ Déjeuner devant un tableau d’échanges boursiers à Shangaï, Chine, le 28 mai 2007.




28102008

taser.jpg  Taser France perd en justice contre l’association Raid-H

L’importateur du pistolet à impulsions électriques reprochait à l’association d’avoir «dénigré» la marque et le nom commercial Taser. Le tribunal, «au-delà des formules chocs utilisées», a reconnu le droit à la «liberté d’expression».

L’importateur français du pistolet à impulsions électriques Taser a été débouté de son action engagée devant le tribunal de Paris contre le Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (Raid-H).

SMP Technologies reprochait à l’association d’avoir «dénigré» la marque et le nom commercial Taser. Elle lui réclamait 50.000 euros de dommages et intérêts. La société poursuivait des propos et une affichette publiés en avril 2007 sur le site de Raid-H.

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Source : http://www.liberation.fr 

(Source AFP)




27102008

panthererose.jpg  L’arrestation à Monaco d’individus soupçonnés d’appartenir au gang des « Panthères roses » saluée par INTERPOL

Deux hommes soupçonnés d’appartenir à une bande de malfaiteurs qui seraient les auteurs d’une série de vols à main armée commis dans des bijouteries dans le monde entier et dont le butin s’élève à plus de 100 millions d’euros ont été arrêtés à Monaco, un policier les ayant identifiés à partir d’une photo diffusée par INTERPOL.

Les deux hommes – un Serbe de 27 ans et un trentenaire de Bosnie-Herzégovine, un certain Dusko Poznan faisant l’objet d’une notice rouge d’INTERPOL (notice internationale relative à un individu recherché) – ont été arrêtés par la police le mercredi 15 octobre. Ils feraient partie d’une organisation criminelle transnationale baptisée les « Panthères roses » et liée à au moins 100 vols à main armée importants commis dans près de 20 pays.

Les photographies des principaux membres des « Panthères roses » avaient été diffusées parmi les pays membres d’INTERPOL visés par la bande en question, puis le Bureau central national INTERPOL de Monaco les avaient retransmises à l’ensemble des services chargés de l’application de la loi de la principauté.

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Source : http://www.interpol.int




26102008

mapplestory.jpg  Une japonaise se fait arrêter pour assassinat d’avatar 

La police japonaise a arrêté une femme pour l’assassinat de l’avatar de son cyber-mari après un cyber-divorce qui s’est mal passé.

La femme de 43 ans a été si remonté par son soudain divorce en ligne qu’elle s’en est pris à l’avatar de son mari virtuel. Si la femme est bien mariée dans la vraie vie, son cyber-mari a décidé de cyber-divorcer sans rien lui demander.

Les Brigades du Tigre de Sapporo ont accusé la femme de cyber-crime car elle s’est servi de l’identifiant et du mot de passe de son collègue de travail âgé de 33 ans pour entrer dans le jeu en ligne Maple Story et effacer son compte.

Elle a déclaré aux agents qu’elle était mariée en ligne avant de s’apercevoir qu’elle était tout à coup divorcée et que ça l’a mise en colère.

Elle dit qu’elle n’a aucune intention de se venger dans la vraie vie. Si le verdict tombe, elle risque 5 ans de prison ou jusqu’à 5′000$ d’amende.

Au lieu de prendre une bonne leçon, le mauvais joueur l’a dénoncée aux autorités qui l’ont déplacée de 1000 km pour l’arrêter et la détenir. Ee effet, elle vit à Sapporo et il vit à Miyazaki.

De plus en plus de dangereux précédents commencent à se créer avec les mondes virtuels. Bientôt, si vous tuez un personnage dans WoW ou Counterstrike, la police vendra frapper à votre porte à la recherche du nain magicien et pour vous confisquer votre hache virtuelle.

Par : Cyril Fussy

Source : http://www.theinquirer.fr




26102008

morin.jpg  101 milliards pour équiper l’armée

Les industriels de l’armement n’ont pas de souci à se faire. Selon nos informations, l’Etat devrait leur passer des commandes pour 101 milliards d’euros. C’est en effet la part réservée aux dépenses d’équipement dans la loi relative à la programmation militaire 2009-2014, examinée mercredi prochain en Conseil des ministres avant d’être transmise au Parlement.

L’Elysée a procédé aux derniers arbitrages: Hervé Morin, le ministre de la Défense, disposera de 185 milliards d’euros pour mettre en œuvre ce texte, qui fixe la stratégie militaire de la France pour les six prochaines années. 65 milliards d’euros pour couvrir les frais de personnel, une vingtaine de milliards pour les coûts de fonctionnement et donc une centaine supplémentaire pour renouveler les équipements de l’armée. Pour ce dernier poste de dépenses, Michèle Alliot-Marie avait eu droit à 88,8 milliards d’euros lors de la précédente loi de programmation militaire, votée en 2002.L’industrie des satellites, qui fournissent de précieuses images au renseignement militaire, est l’une des grandes gagnantes de ce nouveau cru. Le système actuellement utilisé, Helios 2, arrivera à bout de souffle vers 2015. La relève devrait être assurée via un programme appelé « Musis », dont l’appel d’offres n’est pas encore lancé. Ce marché ne devrait toutefois pas échapper à Astrium (EADS) et Thales. Les travaux de conception du satellite sont d’ores et déjà lancés. L’Etat devrait, selon un spécialiste, y consacrer un peu plus d’un milliard d’euros.

Les suppressions de postes confirmées

L’industrie navale n’a pas non plus à se plaindre. Certes, la construction d’un deuxième porte-avions, que Jacques Chirac avait jugée « indispensable« , est reportée aux calendes grecques. Mais la commande au groupe DCNS de six sous-marins nucléaires, baptisés « Barracuda« , est confirmée. Montant de la facture: 7,9 milliards d’euros.

A l’arrivée, la loi de programmation militaire devrait être proche des propositions contenues dans le Livre blanc sur la défense, rendu public le 17 juin dernier. « Tout le Livre blanc, rien que le Livre blanc« , confirme-t-on dans l’entourage d’Hervé Morin. Pour ce faire, la Grande Muette a dû dégager des marges de manœuvre budgétaires. Et donner des gages à Bercy: la suppression en six ans de 54000 postes (sur 326000), ainsi que le regroupement des personnels dans 90 « bases de défense » et un « Pentagone à la française » à Paris.

Sur le même sujet

Armée: L’Etat sort le chéquier

L’Etat met l’armée au régime

Allez plus loin et découvrez en intégralité le Journal Du Dimanche en version PDF.

Par Mathieu DESLANDES

Source : http://www.lejdd.fr




26102008

24444unecrillon.jpg  L’hôtel de luxe Crillon pourrait être revendu à un groupe saoudien 

 

L’Hôtel parisien de luxe Crillon serait sur le point d’être revendu à un groupe saoudien. Le groupe américain Starwood Capital vendrait ainsi 12 hôtels en France, dont le Crillon, au groupe saoudien MBI International selon un quotidien saoudien.La transaction pourrait atteindre les deux milliards de dollars (1,6 milliard d’euros), ajoute le quotidien Acharq al-Aousat s’appuyant sur des sources proches du groupe d’investissement. L’hôtel Concorde Lafayette et le Concorde Montparnasse sont également au nombre des établissements concernés par l’accord qui, toujours selon Acharq al-Aousat, devrait être dévoilé « dans les tout prochains jours ». MBI avait annoncé début juillet un investissement de plus d’un milliard d’euros pour la construction de deux tours à Levallois, dans la proche banlieue parisienne. Ces tours, dont l’achèvement est prévu pour 2012, représenteront une surface totale de 125.000 m² abritant des bureaux et un hôtel de luxe de 400 chambres.

 

Source : http://www.lepoint.fr




26102008

sarahpalin.jpg  Travailler pour Sarah Palin : que du bonheur !

Qui a la chance de toucher le salaire le plus élevé pour quinze jours de travail en octobre dans l’équipe de campagne de John McCain, candidat républicain à la Maison Blanche ? Alors à votre avis ? Randy Scheunemann, le conseiller politique de McCain ? Non…. Nicole Wallace, son chef de communication ? Non plus !

Vous voulez la réponse ! Et bien, c’est tout simplement une certaine Amy Strozzi… la maquilleuse de Sarah Palin ! Cette fameuse Amy est très talentueuse (elle a déjà reçu un Emmy Award pour les maquillages qu’elle avait prodigué), et ce n’est pas moins 22 800 dollars qu’elle vient de toucher dans le cadre de la campagne présidentielle pour… quinze jours de travail ! Pas mal n’est-ce pas !

Quant à la styliste personnelle de Madame Palin, elle a touché 10 000 dollars

Bon, on a compris, en ce moment, il est bien de bosser pour la colistière… Vous n’auriez pas besoin de quelqu’un pour lacer vos chaussures, on est dispo nous !
Par Team

Source : http://www.ninapeople.com/




26102008

grandessurfaces.jpg Les promotions bidon des grandes surfaces

Touchés au portefeuille par la crise, lassés par des mois de hausse des prix – 6,2%, de septembre 2007 à mai 2008, selon « 60 Millions de consommateurs », qui a épluché 17 000 étiquettes -, les français remplissent moins leur chariot. Résultat, une baisse sans précédent du chiffre d’affaires des grandes enseignes: environ 4%, selon les dernières statistiques disponibles!

D’ou la contre-offensive, depuis la rentrée, des hyper- et supermarchés. A grand renfort de dépliants déposés dans les boites aux lettres et d’encarts pub dans la presse, ils promettent d’impitoyables massacres des prix. Leur arme favorite, la « promotion», sur une sélection de produits courants. Avec, souvent, des surprises au goût saumâtre.

Dès la fin de l’été, c’est Super U qui a ouvert le tir, en lançant l’opération « prix bloqués ». Puis le « hard discounter » Lidl lui a emboité le pas, suivi par Carrefour, qui a mis le paquet en augmentant de 40% son budget de communication sur les prix et les promos. En août, le groupe s’est offert de pleines pages dans les quotidiens pour annoncer des baisses de prix « jusqu’à -20% » sur 40 produits dont les tarifs seront « bloqués » jusqu’à la fin 2008. Aujourd’hui, l’enseigne annonce  » 260 produits baissés-bloqués » supplémentaires, mais elle oublie d’indiquer leur ancien prix. Difficile de jurer qu’ils sont moins chers qu’avant…

Intrépides explorateurs

La promesse semble tout de même alléchante. A une nuance près: 300 produits en « promo » ne représentent jamais qu’un centième des 30 000 références présentées par un hypermarché Carrefour! Le repérage de ces produits à prix aplatis tient donc de la chasse au trésor.

Armé de pubs déchirées dans les journaux et d’une bonne dose de patience, un journaliste du « Canard enchainé » a tenté cette aventure extrême au Carrefour de Montreuil ( Seine-Saint-Denis): dénicher le plus grand nombre d’articles « baissés-bloqués » dans la jungle des rayons.

Bilan: trois heures pour repérer un peu plus de… 50 produits, soit 3,5 minutes par article.

Une épopée, par exemple, la quête de cette « moutarde Maille en pot de 380g à 0,80 euros« . Car des moutardes, il y en a des tonnes, y compris chez Maille! Pots de toutes les tailles, verres à whisky, verres à pied ou à eau, 280 g dans celui-ci, 480g dans celui la, et tiens! Tout en bas du rayon, enfin le fameux pot de 380 g. Aucune indication signalant la baisse du prix. Une « promo » incognito…

Ce safari réserve d’autres émotions, tout aussi intenses: au milieu  des 10 mètres de rayon sodas, la « bouteille de Fanta citron » est – victoire ! Annoncée par une affichette « baissée-bloquée ». Sauf qu’elle coûte 1,27 euro, et non 1,08 comme annoncé dans la pub!

Idem pour la boite de « sardines citron-basilic de Saupiquet », dénichée à 1,38 euros, au lieu du 1, O1 de la réclame. Quant aux « sacs-poubelle Handybag 20 litres », ils sont carrément à 3,08 euros, contre 1,95 euros comme promis. 58% de plus !

Il s’agit – pas de doute – d’erreurs malencontreuses que le client, références et publicité en main, peut faire rectifier. A condition d’attendre qu’un chef de rayon ou une caissière veuille bien se déranger pour un écart de 50 centimes

Lire la deuxième partie de cet article :  » Promotions dans les grandes surfaces au rayon des farces et arnaques »

Source : http://www.impots-utiles.com




26102008

rolandgarros.jpg 

Roland-Garros: le raport qui dérange

Un audit de l’Inspection générale de la Ville de Paris révèle que la FFT ne paye que 1,5million pour utiliser les 8,5 hectares du stade. Alors que la municipalité pourrait empocher 19millions.

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gifUn rapport qui fâche. La Mairie de Paris est très embêtée par un audit de l’Inspection générale de la Ville à propos de la concession du stade Roland-Garros autorisant la Fédération française de tennis (FFT) à utiliser les 8,5 hectares de la porte d’Auteuil. Ce rapport a été commandé par Bertrand Delanoë lui-même par une note du 20 mars 2007 et rendu en mai dernier par les services de la Ville. Mis en ligne, et donc téléchargeable, sur le site de la municipalité le 8 octobre dernier, comme d’autres rapports de ce genre suite à la volonté de transparence du maire de Paris, il a bizarrement disparu dès le lendemain. Preuve d’un trouble évident au sommet de l’administration pa­risienne, peu encline tout à coup, à jouer la transparence à tous crins. Comme du côté de la fédération qui a manifesté des «réticences fortes» lors de l’établissement du document, à en croire les rapporteurs. Il faut reconnaître que ce fameux rapport n° 07-12 de 37 pages (pour un total de cent pages avec les annexes) a dépiauté une convention plus qu’archaïque, elle date du 24 juillet 1963, et que les sept avenants signés depuis quarante-cinq ans n’ont guère amélioré la rentabilité pour la Ville. Bien au contraire.

Ainsi, pointe-t-il en premier lieu le très faible montant, 1,5 million d’euros, de la redevance réglée à la mairie chaque année par la Fédération française pour l’utilisation du site. «Avec une redevance de 1,5 M€, qui représente seulement 1,24 % du chiffre d’affaires réalisé sur le site (128,013 M€ en 2006), l’économie du contrat n’est pas en phase avec le taux de 15 % du chiffre d’affaires hors taxe que la Ville adopte depuis des années dans le cadre de ses conventions d’occupation du domaine public.»

Un taux utilisé notamment lors du renouvellement de la concession du Polo de Paris à la fin des années 1990 et du Racing à La Croix-Catelan en juillet 2006. Et le rapport d’enfoncer le clou, toujours en page 19 : «l’application du taux (…) à 15 % (…) ferait passer la redevance du stade Roland-Garros à 19 millions d’euros, soit plus de 12,6 fois son montant actuel»… Une somme plus adaptée à l’économie du tournoi parisien (les comptes englobant également celui de Paris-Bercy qui débute di­manche) et notamment à ses bénéfices cumulés, qui s’élèvent, à en croire cet audit, à «318,2 millions d’euros pour la période 2000-2006». Outre ces mauvais comptes pour la Ville, et donc pour ses contribuables, le rapport met également en exergue différents dysfonctionnements autour de la convention entre les deux parties. Notamment l’absence «d’un suivi précis et régulier (de l’application des clauses) par les services de la Ville et ceux de la Fédération de tennis» et le «non-respect de certaines dispositions» du contrat.

S’il n’est effectivement pas facile d’ouvrir une piste d’athlétisme aux Parisiens qui a été détruite depuis 1963, l’engagement d’«assurer gratuitement la formation au tennis de jeunes de Boulogne-Billancourt» (ville voisine du site) n’est pas plus tenu. Comme bien d’autres points. «Plus anormal encore, ajoute le rapport, si les travaux importants (comme la création d’un Central bis ou de nouvelles tribunes du Central) ont fait l’objet d’un avenant, il apparaît que la Ville a parfois été mise devant le fait accompli.» Et de conclure la note de synthèse de 3 pages : «à l’évidence, l’actuelle convention (…) ne correspond plus aux exigences posées par le Conseil de Paris en terme de retombées financières pour la Ville. Le projet d’extension avec la réalisation d’un dôme, au financement duquel la Ville de Paris est invitée à participer, offre une opportunité réelle de redéfinir le cadre juridique et financier de la convention passée avec la FFT ». À l’origine prévu jusqu’en avril 1982, cet accord court désormais jusqu’en décembre 2015 au gré des sept avenants signés.

Une fédération bien portante

Quant à ce projet de Dôme, «vendu» par Christian Bîmes, le président de la Fédération qui ne se représentera pas aux prochaines élections, il reste très controversé. Notamment par des élus du XVIe arrondissement, des riverains et certains acteurs du tennis qui ont du mal à imaginer le fonctionnement du tournoi avec une enceinte découvrable installée à plus de 500 mètres du site historique (sur le stade Hébert). Son financement est estimé à 121 millions, dont 61 fournis par la FFT et le reste par l’État, la Région Ile-de-France et Paris, à hauteur de 20 millions chacun.

Les Parisiens, qui peuvent légitimement s’estimer lésés par la convention actuelle du stade Roland-Garros, seront donc heureux de financer une partie d’un nouveau Central construit par une Fédération très bien portante. Et qui n’a en fait nul besoin d’une aide extérieure pour payer cette extension plus que jamais contestée. Et étonnamment soutenue depuis l’origine par le maire de Paris.

» L’intégralité du rapport (pdf)

 Article :Martin Couturié

Source : http://www.lefigaro.fr