Peter Jackson en son royaume
10 02 2010

Enfant chéri du cinéma néo-zélandais, le réalisateur se lance dans l’au-delà avec Lovely Bones, avant de s’attaquer à Tintin. L’auteur du Seigneur des anneaux met désormais des moyens hollywoodiens au service d’une imagination intacte.
On le sait
Il est né en Nouvelle-Zélande. Et, à 48 ans, y vit toujours. Et y travaille. En 1990, après deux premiers films fauchés, délirants et remarqués (Bad Taste et Meet the Feebles, version trash du Muppet Show), il tente de réaliser, aux Etats-Unis, Freddy 6. L’ultime cauchemar, mais le producteur le renvoie chez lui. D’où il ne bougera plus. Même Fantômes contre fantômes, la trilogie du Seigneur des anneaux et King Kong, productions majoritairement américaines, sont tournés en Nouvelle-Zélande. « Je n’ai jamais réalisé de films à Hollywood. Ils paient la facture. C’est tout. » Pourtant, Lovely Bones, thriller surnaturel où une jeune morte observe la vie après sa mort, se déroule en Pennsylvanie. C’est l’exception qui confirme la règle : Steven Spielberg, le producteur, a signé le chèque, mais Jackson a été obligé de se délocaliser.
Il est milliardaire.
Au box-office, en tout cas. La seule trilogie du Seigneur des anneaux a engrangé près de 3 milliards de dollars à travers le monde. Ce qui a autorisé Peter Jackson à demander 20 millions de dollars pour mener à bien son plus vieux rêve, King Kong. « Un chiffre à diviser en trois postes, précise-t-il. Je suis réalisateur, mais également producteur et scénariste. Et King Kong était un risque énorme. S’il n’avait pas marché, on m’aurait définitivement tourné le dos. » 550 millions de dollars de recettes pour 200 millions investis : ce n’est pas le jackpot, mais cela reste rentable.
Par Christophe Carrière
- Vidéo - La bande annonce de Lovely Bones
Source : http://www.lexpress.fr/





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