Scandaleux ! Malhonnête ! Honteux ! Les frères Goncourt doivent se retourner dans leur tombe. Elle est loin l’époque où on récompensait « le meilleur ouvrage en prose, paru dans l’année ». C’était le prix le plus prestigieux de l’année.
Il est loin le temps des 50 francs remis au lauréat, depuis 1903. Ils sont loins, les « grands écrivains »… Proust, Malraux, et Gracq. Tous enterrés sous les à-valoir exorbitants de ces nouveaux joueurs de foot, qui ont ramené la taille du ballon à celle de la bille de leur mauvais stylo.
Allez, on raconte tout, c’est le grand déballage.
En 1999, un certain Michel Levy écrit un livre intitulé « La Carte et le territoire ». C’est un petit écrivain, autoédité, faible tirage, mais enregistré à la BNF. Les plus perspicaces auront remarqué que c’est le même titre que celui de Houellebecq.
Légal ? Franchement, je n’en ai aucune idée. Mais ce monsieur se manifeste, et dit gentiment que Houellebecq lui a piqué son titre. Normal, ça fout les boules quand même !
Chez Flammarion, on monte au créneau pour dire en des termes bien clairs que « le titre, association de deux mots de langue courante, n’est pas original au sens du droit d’auteur et ne peut donc recevoir de protection juridique dans le cadre que vous invoquez ». Bah voyons !
Article : Alexandre K. Ounadjela
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